dimanche 9 janvier 2011

Attilio Veltri : Son coup de foudre pour l’île Maurice

C’est l’histoire d’un Français qui n’a pas hésité à quitter son pays et son travail pour venir vivre dans notre petite île. Il nous raconte sa belle aventure et son projet «Mon île» qui proposera 25 villas pas comme les autres dans le Nord.

Attilio Veltri parle de Maurice comme s’exprimerait un homme amoureux : avec beaucoup de passion et de tendresse. Il est vrai qu’il est de ceux qui écoutent ce que leur dit leur cœur. C’est ainsi qu’il n’a pas hésité, il y a deux ans, à tout laisser derrière lui : son pays, la France, et son travail - il faisait des affaires là-bas -, pour venir s’installer dans notre petite île et se construire une nouvelle vie.

Homme d’affaires dans l’âme, il a monté sa propre boîte chez nous, à Grand-Baie plus précisément. La compagnie Sareg, qui propose des concepts et fait aussi dans la communication et l’immobilier, entre autres, marche très bien, dit-il. Et en ce moment, il travaille sur le projet «Mon île» qui consiste à construire 25 villas avec une architecture bien mauricienne.



Mais avant de nous parler plus en détail de son projet, l’homme revient sur son coup de cœur pour notre île. «J’ai eu un coup de foudre pour votre pays», lâche Attilio, le sourire aux lèvres. Son premier contact avec Maurice remonte à une dizaine d’années : «Je venais de me marier avec celle que j’aime, Maud. Et comme je suis toujours à courir ici et là, je n’avais pu m’organiser pour ma lune de miel. Je me suis donc rendu dans une agence de voyages en leur disant que je devais partir le lendemain. Il n’y avait hélas pas de grand choix disponible. Puis, tout à coup, quelque chose a clignoté sur l’écran de l’ordinateur : des personnes en partance pour Maurice s’étaient décommandées


Dès le jour suivant, Attilio et son épouse mettent donc le cap sur Maurice et débarquent tout heureux à l’hôtel Ambre. «C’est là que j’ai découvert le pays, le sourire des gens, la gentillesse et la façon de vivre à la mauricienne.» Quelques années plus tard, l’homme d’affaires décide de venir s’installer définitivement dans l’île avec toute sa famille. C’est à Grand-Baie que les Veltri posent leurs bagages. Depuis, Attilio ne cesse d’aller de découverte en découverte, d’apprentissage en apprentissage, s’habituant de plus en plus au rythme de vie des Mauriciens : «J’adore ce train de vie

Il ne cesse de se laisser porter par cette vague de bien-être sur laquelle il surfe depuis ces deux dernières années. C’est ainsi que «Mon île», son projet de 25 villas dans le Nord, a vu le jour. «C’est une idée qui m’est très chère», confie-t-il.

Comme en Afrique

À travers cette initiative, l’homme d’affaires veut démontrer que «Maurice a son architecture» : «Avec tout le développement qu’il y a actuellement afin d’accueillir plus d’expatriés, nous constatons qu’il y a de plus en plus de constructions qui se font. Mais toutes les maisons se ressemblent. Avec mon idée, je veux démontrer qu’on peut adapter les infrastructures mauriciennes à la réalité du pays

Pour ses villas, Attilio, entouré d’une équipe mauricienne bien motivée, a imaginé des maisons avec toits circulaires tout en béton recouverts de paille comme pour rappeler les habitations en Afrique. Ou encore des varangues sous charpente et des salles à manger extérieures, le tout agencé de façon harmonieuse, esthétique et écologique. «Je me suis beaucoup inspiré de concepts qui existent dans les pays africains, entre autres.» Mais chutttt… il ne faut pas en dire trop non plus sur «Mon île» dont la construction devrait débuter au mois d’avril.

Attilio croit dur comme fer dans son projet tout comme il croit fermement dans le potentiel de Maurice : «Votre île est le plus petit des grands pays et le plus grand des petits pays.» Il ne regrette en rien d’avoir presque tout laissé derrière lui pour s’offrir un nouveau départ avec son épouse et ses trois enfants, Carmelo, 10 ans, Giovanna, 8 ans, et Ornella, 4 ans. Il a foi en son pays d’adoption. «Je ferai tout pour mériter d’être mauricien», affirme-t-il. Son coup de foudre n’est pas un feu de paille…

Par Christophe Karghoo

5-Plus du dimanche 09 janvier 2011

2 commentaires:

  1. Et si seulement on faisait de due diligence:
    http://www.societe.com/societe/les-bastides-des-terres-du-soleil-438597999.html

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  2. bein pas autant d'impots qu'en france, bien sur que tu voudras etre mauricien

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