lundi 9 janvier 2012

2012 : la reprise de la construction va soutenir la croissance

Source : Ile Maurice, l'express du mardi 3 janvier 2012, page 1.
Pierrick PÉDEL



L’ÉCONOMIE mauricienne devrait enregistrer une croissance de 4 % cette année après avoir connu un taux de 4,1 % en 2011.
C’est ce que confirme Statistics Mauritius (ex-Central Statistics Office) dans son dernier rapport sur les comptes nationaux. La construction, dont l’activité a reculé de 1,8 % en 2011, devrait croître de 3,5 % notamment du fait des investissements de l’État dans les infrastructures, les logements sociaux et les bâtiments publics (prison, aéroport...).

Statistics Mauritius estime que le secteur hôtels restaurants va progresser de 3 % après les 4 % de 2011. Cette estimation se base sur 1 010 000 arrivées de touristes (980 000 en 2011) et des recettes de Rs 44,5 milliards (Rs 42,5 milliards en 2011). L’intermédiation financière devrait progresser de 4,7 % (5,5 % en 2011), l’industrie manufacturière de 1,5 % (3,5 % en 2011) et les transports et communications de 5,5 % comme en 2011. La production sucrière est estimée à 450 000 tonnes (+ 4,4 %).

Pour l’année 2011, les quatre principaux contributeurs au produit intérieur brut (PIB) ont été l’immobilier, l’industrie manufacturière, les transports et communications et l’intermédiation financière. À noter que le secteur des Technologies de l’information et de la communication (TIC) et du Business Process Outsourcing (BPO) a connu la plus forte croissance de tous les secteurs d’activité.


Le secteur primaire (agriculture) a progressé de 2,8 %, le secteur secondaire (industries) de 3,5 % et le secteur tertiaire de 5 %. Ce qui confirme que l’économie mauricienne est de plus en plus orientée vers les services. Un gros point noir : l’investissement a stagné l’année dernière après avoir reculé de 0,7 % en 2010. C’est la hausse de 0,6 % de l’investissement public qui a compensé la baisse de 0,5 % de l’investissement privé. Cette stagnation de l’investissement est à mettre en parallèle avec le léger recul de l’épargne.

L’épargne a en effet représenté 14,9 % du revenu disponible (15,1 % en 2010) alors que le taux d’épargne a atteint 15,4 % du PIB (15,5 % en 2010). Cette relative faiblesse de l’épargne est d’ailleurs régulièrement dénoncée par les autorités monétaires car elle constitue un frein à la croissance.

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